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July 22 2012
L’Opus Dei. Longtemps critiquée et malmenée – notamment dans le Best Seller de Dan Brown, le Da Vinci Code – l’institution, méconnue, offre pourtant un tout autre regard de l’intérieur. Entre diffuser la parole du Christ et répondre aux questions des croyants – ou non d’ailleurs – les membres de l’Opus Dei mènent un quotidien finalement très éloignée des clichés de la littérature.
Imiter le Christ, voilà ce que propose l’Opus Dei à ses membres. Pour cette organisation crée en 1928 par Josemaría Escrivá de Balaguer – canonisé par le pape Jean-Paul II en 2002 – le leitmotiv a toujours été d’aider les gens dans leur vie de tous les jours. Associer croyance et travail, foi et famille, convictions et société.
La prélature personnelle du pape compte 1.000 fidèles en France, dont 28 prêtres et quelques 85.000 adeptes pour 1.900 religieux à travers le monde. La structure souple et moderne met en avant des initiatives sociales à ses membres, dont 70% d’entre eux sont mariés, ont une famille, une profession et passent la majorité de leur temps dans des « milieux » non-religieux. Ouverte à tous, l’Opus Dei dispense aux laïcs une ouverture sur la pensée chrétienne. De l’aspect théorique à la pratique, au fond, que veut dire être croyant ? C’est ce à quoi tente de répondre l’institution, en prenant à coeur les désirs de ses membres. Pour l’Opus Dei, un croyant n’a pas vocation à changer d’état et se couper du monde, en référence aux religieux. De ce fait, de nombreuses personnes entrent en contact avec l’Opus dans le but de contribuer à la construction d’une société plus juste, plus humaine, attentive au bien-être de tous. Elle tend à démocratiser la religion.
Lors d’un entretien particulier en 1973, Josemaría Escrivá explique la signification des initiatives sociales que l’Opus Dei propose. « En tant qu’institution de l’Eglise, nous érigeons avec le concours d’un grand nombre de personnes qui ne sont pas membres de l’Œuvre - et qui souvent ne sont pas chrétiennes - des entreprises collectives au moyen desquelles l’Œuvre tâche de contribuer à la solution de tant de problèmes qui se posent dans le monde actuel. Ce sont des centres d’éducation, d’assistance, de promotion et de formation professionnelle, etc. »
On retrouve donc des initiatives sociales de l’Opus Dei un peu partout dans le monde. Une école hôtelière dans l’Aisne qui forme depuis 1970 aux métiers de l’hôtellerie et la restauration. Un dispensaire transformé en centre hospitalier, à Kinshasa. Une université en Colombie, reconnue par les autorités et à la devise forte « Université de la Sabana, une université à échelle humaine. » Un Centre d’Aide au Développement Intégral (CADI), près de Montevideo, dans une zone de bidonville. Le Centre s’efforce de « réaliser un travail de formation intégrale, y compris chrétienne, en respectant la liberté personnelle et en promouvant la justice sociale » (Josemaría). Ou encore un centre de formation aux Philippines, ouvert aux bacheliers, ouvriers et jeunes chômeurs issus de familles à faible revenu. Et la liste pourrait être plus longue encore.
L’Opus Dei joue un rôle prépondérant dans l’établissement de ces écoles, centres de formation et d’assistance. Elle apporte sa touche spirituelle à l’édifice. Ces initiatives permettent entre-autres de dédiaboliser l’image que la fiction et les média ont pu faire de l’institution. Non l’Opus Dei n’est pas l’antichambre du Vatican, ni même une secte de fanatiques qui complotent contre le reste du monde. Les fantasmes sont à ranger au placard.